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Alertes et veilles sanitaires

Publié le Mardi 03 décembre 2019 Temps de lecture : 4 mn
Alertes et veilles sanitaires
Retrouvez les alertes et les informations qui sont transmises par les autorités sanitaires (ANSM, DGS-Urgent...)

L'ANSM

Dans le cadre de son partenariat avec l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) l'Ordre des médecins vous informe.
 
  • Rupture de stock prolongée des spécialités Spironolactone Altizide 25 mg/15 mg (Aldactazine et certains génériques) : attention aux modifications de traitement - Point d'information de l'ANSM du 02/12/2019
    (médicaments diurétiques utilisés pour traiter l’hypertension artérielle et les œdèmes d’origine rénale, cardiaque et hépatique)
     
  • Ruptures de stocks pour les spécialités EllaOne 30mg (ulipristal) et Norlevo 1,5mg (lévonorgestrel), dites pilules du lendemain. (ANSM - 04/11/2019)
    L'ANSM a rapidement pris l'avis des sociétés savantes pour définir les recommandations à diffuser. Ainsi pendant la période de rupture, il est recommandé :  
    • de ne pas prescrire ou dispenser EllaOne ou Norlevo hors situation d’urgence ;
    •  de réserver les stocks disponibles d’EllaOne, aux situations indispensables (contraception d’urgence au-delà de 72 h où l’efficacité du lévonorgestrel n’est plus assurée) de manière à pouvoir répondre au besoin des femmes qui se présentent le 4ème ou 5ème jour suivant un rapport sexuel non ou mal protégé ;
    •  de recourir aux spécialités génériques à base de lévonorgestrel 1.5 mg dans les autres situations.
       
  • Rappel de lot - Dépakine et Valproate de sodium Zentiva 200mg/ml, en solution buvable - communiqué de l'ANSM du 17/01/2019

Le portail de signalement

Le site signalement-sante.gouv.fr  a été créé pour renforcer la vigilance en matière de sécurité sanitaire et simplifier les démarches de signalement

Prévu par la loi de modernisation du système de santé, ce site permet aux professionnels et aux usagers de signaler en quelques clics aux autorités sanitaires tout événement indésirable ou tout effet inhabituel ayant un impact négatif sur la santé.

Dispositif de stérilisation définitive

Dans le cadre du comité de suivi des femmes porteuses du dispositif ESSURE, mis en place par le Ministère des solidarités et de la santé, il a été convenu de mettre à disposition des femmes des documents d’information. Ces documents, élaborés en collaboration avec l’association de patientes RESIST et le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) ont été conçus pour répondre aux questions que les femmes peuvent se poser au sujet du dispositif ESSURE, notamment lorsqu’elles présentent des symptômes pouvant être en lien avec ce dispositif.
Consulter les fiches d'information sur le site du ministère de la santé .

Vapotage et pneumopathies

Organisation du recueil des signalements des atteintes pulmonaires graves en lien avec le vapotage

Une alerte sanitaire concernant une épidémie de pneumopathies sévères chez des vapoteurs est en cours aux Etats-Unis (au 01/10/2019, 1080 cas dont 18 décès ont été rapportés). A ce jour, en France, il n’a pas été détecté d’épidémie.

Le Ministère des Solidarités et de la Santé en lien avec Santé publique France, les agences sanitaires, les partenaires du réseau de prévention des addictions et les sociétés savantes de médecine d’urgence, de réanimation et de pneumologie met en place un dispositif de signalement et d’investigation des cas de pneumopathie sévère chez des utilisateurs de dispositifs de vapotage.

Les médecins peuvent effectuer le signalement des cas sur le portail des signalements  (dans la rubrique « Effet sanitaire indésirable suspecté d’être lié à des produits de consommation » sous l’intitulé «vapotage & pneumopathie»).

Des informations actualisées sur l’alerte américaine sont disponibles sur le site Center for Disease Control and Prevention
De plus, le dispositif de surveillance active des pneumopathies sévères en lien avec le vapotage est détaillé sur le site de Santé Publique France

Gaz hilarant

Augmentation des cas graves en lien avec l’usage détourné de protoxyde d’azote (« gaz hilarant ») : les autorités sanitaires alertent sur les dangers de cette pratique.
Lire le communiqué de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie et de la Direction générale de la Santé du 19 novembre 2019