PPL Garot : l'amélioration de l'accès aux soins ne passera pas par la coercition
Alors que la proposition de loi Garot revient au Sénat, le Conseil national de l’Ordre des médecins réaffirme avec fermeté son opposition à cette régulation coercitive de l’installation des médecins.
La proposition de loi Garot ne répond pas aux difficultés d’accès aux soins. Elle risque, au contraire, de les aggraver.
Réduire la liberté d’installation à une logique purement administrative est une réponse simpliste à une crise qui exige, au contraire, des solutions pérennes et concertées, organisées au plus proche des territoires et de leurs spécificités.
Cette proposition de loi fait peser une charge injustifiée sur les médecins, avec des conséquences directes :
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Désorganisation des parcours professionnels ;
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Affaiblissement des vocations chez les jeunes médecins ;
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Recul de l’attractivité de l’exercice libéral ;
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Risque de désengagement durable des praticiens.
À l’heure où l’évolution démographique est dorénavant durable (+2%), il est essentiel de consolider cette dynamique en privilégiant des mesures d’incitation et d’organisation coordonnée des soins. Le Cnom y contribue déjà activement. Seule cette approche permettra de répondre durablement aux besoins de la population.
Le Cnom appelle le Sénat à rejeter cette proposition de circonstance et à soutenir des solutions responsables et pérennes, construites avec la profession.