PPL fin de vie : l'Ordre interpelle les députés
Le Conseil national de l'Ordre des médecins exprime sa très vive préoccupation à la suite de l’adoption d’un amendement à la proposition de loi relative à la fin de vie, ouvrant à la personne le choix de déléguer au médecin le geste final.
Alors que le vote solennel sur l’ensemble du texte doit intervenir cet après-midi à l’Assemblée nationale, le Cnom déplore que plusieurs dispositions majeures aient été adoptées à l’issue de débats marqués par des majorités très étroites et un nombre restreint de députés présents dans l’hémicycle, alors même que cette proposition de loi ébranle les fondements les plus éthiques de notre société. L’amendement donnant la possibilité aux personnes de déléguer au médecin la réalisation du geste létal a été adopté à une majorité si faible que cette adoption ne peut qu’inquiéter. La rédaction de l’article prévoyant la clause de conscience spécifique manque de clarté et n’offre pas de garantie suffisante aux médecins.
Le Cnom appelle les législateurs à mener des discussions à la hauteur des enjeux : transparentes, approfondies et recherchant le consensus.
L’Ordre rappelle avec constance que la responsabilité de chaque médecin est d’accueillir, d’écouter, de soigner, de soulager, d’accompagner et de préserver la dignité de tous les patients tout au long de leur vie.
Parce qu’elle touche à l’essence même du pacte de confiance entre la société et les médecins, la question de la fin de vie concerne l’ensemble de la communauté nationale.