PDSA 2025 : une participation en progression
Le Conseil national de l’Ordre des médecins publie son rapport annuel sur la Permanence des soins ambulatoires (PDSA). L’édition 2025 confirme une dynamique positive, avec une couverture de 98 % du territoire national.
Parmi les 103 conseils départementaux interrogés, 99 estiment que la PDSA remplit correctement sa mission sur tout ou partie de leur territoire.
Le Conseil national de l’Ordre des médecins remercie l’ensemble des professionnels de santé engagés dans ce dispositif. Sa pérennité repose avant tout sur l’engagement des médecins et sur la capacité collective à adapter les organisations aux réalités des territoires. La permanence des soins ambulatoires demeure ainsi un enjeu majeur de santé publique et un maillon essentiel de l’organisation des soins.
Une participation en hausse et un renouvellement des générations
L’année 2025 confirme plusieurs tendances positives. La participation des médecins progresse et l’âge moyen des médecins régulateurs et effecteurs diminue, traduisant un engagement croissant des jeunes praticiens dans la permanence des soins.
Une organisation adaptée aux territoires
Sur l’ensemble du territoire, la régulation médicale, les gardes postées, l’effection mobile, la rédaction des certificats de décès ou encore la prise en charge des résidents d’EHPAD illustrent la diversité et la complexité des missions assurées dans le cadre de la PDSA.
Malgré leur engagement constant, plusieurs difficultés persistent, notamment une démographie médicale fragilisée dans certains territoires, un contexte d’insécurité croissant et des distances parfois importantes à parcourir lors des gardes, en particulier pour les visites à domicile.
Dans les zones où ces contraintes ont été identifiées, plusieurs leviers d’amélioration peuvent être mobilisés : la mise en place de transports dédiés pour les patients non mobilisables, une implication accrue des médecins remplaçants et salariés, des campagnes d’information à destination du public, le renforcement des dispositifs de sécurité, le développement de points fixes de consultation, ainsi que des mesures financières incitatives, telles que l’extension de la défiscalisation ou la revalorisation des actes et des forfaits d’astreinte.
Conscient de ces enjeux, le Cnom restera pleinement mobilisé aux côtés des acteurs de terrain afin de préserver et renforcer ce dispositif indispensable, garantissant à la population un accès équitable, continu et sécurisé aux soins non programmés.