Coordination des soins : le rôle du médecin est irremplaçable

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Le Conseil national de l'Ordre des médecins alerte : renforcer les compétences des autres professionnels de santé ne doit pas se traduire par un effacement progressif de la place du médecin ni par un appauvrissement de son référentiel métier.

Les réformes successives de ces dernières années tendent à transférer de plus en plus d'actes et de responsabilités vers d'autres professionnels de santé.

Le Cnom l’affirme : oui à l'autonomie, voire à l'élargissement des compétences lorsque celui-ci est pertinent et sécurisé. Les derniers textes relatifs à la réforme de la profession infirmière vont dans ce sens et méritent d'être salués.

Mais autonomie ne signifie pas indépendance.

L'organisation du système de santé doit continuer de reposer sur un principe essentiel : la coordination par le médecin afin de garantir qualité, sécurité et continuité des soins aux patients. Toute expérimentation ou évolution organisationnelle doit être évaluée à l'aune de ces critères.

Le Cnom s'interroge ainsi sur la pertinence de dispositifs ou de nouveaux statuts qui, progressivement, remettent en cause la place du médecin dans le parcours de soins. C'est notamment le cas de la généralisation de l'expérimentation pharmacienne OSyS ou des réflexions en cours visant à faire évoluer le cadre d'exercice des infirmiers en pratique avancée (IPA).

Derrière l'objectif affiché d'améliorer l'accès aux soins, le risque est d'affaiblir la coordination des soins et d'exposer les patients à des pertes de chances.

Les champs de compétences ne doivent pas être redessinés au détriment des médecins et des patients. Le référentiel métier des médecins, consacré par le nouveau dispositif de certification périodique, doit être préservé.

Le médecin est, et doit rester, le pilier de la coordination des soins en ville comme à l'hôpital, le garant de leur qualité et de leur sécurité.

Alors que la démographie médicale est appelée à repartir à la hausse dans les prochaines années et que les projections annoncent une augmentation significative du nombre de médecins à l'horizon 2040 (+40% par rapport à aujourd’hui), il est essentiel de préparer l'avenir en consolidant leur place dans le système de santé, et non en organisant leur effacement.

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