Médecins Padhue : l’Ordre réaffirme son engagement et son rôle clé
Le Conseil national de l’Ordre des médecins est pleinement engagé dans l’intégration des médecins PADHUE (praticien à diplôme hors Union Européenne), au sein des commissions nationales de qualifications.
La question de l’intégration des médecins Padhue a été mise en lumière dans le débat public après une intervention du président de la République, lors de sa visite dans un hôpital de l’Ariège le lundi 27 avril.
Dans ce contexte, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) tient à rappeler qu’il est pleinement engagé dans l’évaluation des compétences des médecins Padhue, spécialité par spécialité, au sein des commissions nationales de qualifications.
Depuis 2022, 10 300 dossiers ont été étudiés, permettant à ces médecins d’être intégrés et inscrits à l’Ordre des médecins. Ces chiffres traduisent un travail massif, continu et structurant du Cnom, loin de toute posture d’obstruction.
Dans ce cadre, l’Ordre des médecins agit dans un esprit profondément confraternel, fondé sur l’accueil, le respect des parcours et la reconnaissance des compétences des médecins Padhue considérés comme des consœurs et des confrères à part entière.
L’évaluation des compétences, conduite avec sérieux et constance par le Conseil national, n’a pas pour objet d’exclure ou de freiner, mais de s’assurer que chaque médecin autorisé à exercer en France dispose des qualifications nécessaires pour prendre en charge les patients en toute sécurité.
Le Cnom est pleinement disponible pour travailler avec les pouvoirs publics à toute évolution ou simplification du dispositif PADHUE, dès lors que la qualité et la sécurité des soins demeurent garanties pour tous les patients.
Quelques chiffres :
Parmi les 205 214 médecins en activité régulière au 1er janvier 2026, 15,2 % sont titulaires d’un diplôme obtenu à l’étranger, contre 7,2 % en 2010.
Cette proportion se répartit ainsi :
• 9,2 % ont obtenu leur diplôme hors de l’Union européenne (contre 4,1 % en 2010) :
• 6,0 % sont diplômés d’un pays de l’Union européenne (contre 3,1 % en 2010).