Le médicament générique

L'arrivée des génériques a marqué un tournant dans la pratique prescriptive des médecins et dans le suivi thérapeutique des patients ; doutes et réticences ont ralenti leur montée en charge.
Le médecin cependant, une fois bien informé et, comme toujours, à l'écoute attentive et vigilante de son patient, doit pouvoir tempérer ses réticences au vu des dispositifs d'encadrement et de contrôle de ces produits.
La somme des responsabilités médicales, individuelles, entraîne dans cette affaire une plus large responsabilité, économique celle-là, qu'il ne faut plus occulter.

 

 

Le Conseil National de l'Ordre des Médecins estime opportun de rappeler que :

  1. le médecin reste maître de sa prescription et qu'il lui appartient de signaler, lorsqu'il l'estime nécessaire, qu'il ne veut pas que le produit princeps qu'il a prescrit soit substitué par un générique.
  2. la loi prévoit que le dispositif "substitution contre dispense d'avance des frais" peut ne pas s'appliquer dans les cas pour lesquels la substitution peut poser des problèmes particuliers au patient.
  3. dans l'intérêt même des patients, notamment âgés ou particulièrement vulnérables, le respect de l'aspect extérieur d'un princeps par un générique est source de sécurité.
     
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