L'entraide médicale est une des attributions dévolues à l'Ordre des médecins depuis plus de cinquante ans par le code de la santé publique :
art L. 4121-1 « l'Ordre des médecins, celui des chirurgiens- dentistes et celui des sages-femmes peuvent organiser toutes oeuvres d'entraide et de retraite au bénéfice de leurs membres et de leurs ayants droit »
art L. 4122-2. « le Conseil National gère les biens de l'ordre et peut créer ou subventionner des oeuvres intéressant la profession médicale ainsi que les oeuvres d'entraide. »
A ce sujet il n'est pas inutile de rappeler que garantir les médecins contre les aléas de la vie était déjà une préoccupation au XIXème siècle afin « de secourir les médecins tombés dans l'infortune et fortifier la profession ». La confraternité professionnelle et l'esprit d'entraide, par le regroupement d'associations départementales créées à cette fin, permettent la création le 31 août 1858 de « l'Association Générale de prévoyance et de Secours Mutuels des médecins de France » dont le 1er Président, le Pr P. Rayer (1893-1897) fut nommé par Napoléon III : 1ère association d'entraide à couvrir l'ensemble de la France, elle devint l'AGMF. en 1866.
La Commission Nationale d'Entraide créée à cet effet par le Conseil national de l'Ordre des médecins a toujours porté une attention particulière à l'organisation de l'entraide dont les ressources proviennent des cotisations ordinales des médecins et des éventuels dons modestes et peu fréquents certes, mais non négligeables.
L'entraide médicale ainsi constituée a ceci de particulier et d'exceptionnel d'être organisée et gérée par la profession elle-même pour l'ensemble de ses membres, médecins libéraux et salariés et leurs proches. : le code de déontologie médicale disposant dans son article 56 : « les médecins se doivent assistance dans l'adversité ».
Compte tenu des modifications sociétales notables, des modes de vie, des comportements, des différentes modalités d'exercice des médecins et de leur situation matérielle, la Commission Nationale d'Entraide s'est trouvée confrontée au fil des années à de nouveaux types d'entraides : difficultés des familles parfois dues à des drames le plus souvent imprévisibles, comme tous les aléas de la vie, tant il est vrai que l'exceptionnel « n'arrive pas seulement aux autres »...
