Comment favoriser la coopération multidisciplinaire et interprofessionnelle pour améliorer la qualité et le suivi des soins ?

Sommaire
1. Les regroupements professionnels
2. La répartition des activités entre professionnels de santé
3. Les NTIC

 

Autour du Dr. Jacques Lucas, Vice-Président du CNOM chargé des systèmes d’information en santé, ont notamment participé à ce débat en qualité d’intervenants :

  • Mme Dominique Le Bœuf, Présidente de l’Ordre des Infirmiers
  • le Pr Guy Vallancien, Chef du département d’urologie et de néphrologie à l’Institut mutualiste Montsouris et rapporteur de la mission « maisons de santé » auprès du ministère de la santé
  • M. Christian Saout, Président du Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS)
  • Le Dr Ayden Tajahmady, coordinateur du programme de l’ANAP

 

 

Introduction des débats par Michel LEGMANN, Président du Conseil national de l’Ordre des Médecins

La coordination des soins entre les professionnels de santé est aujourd’hui plus que jamais essentielle pour assurer des soins de qualité. Les relations entre les différents ordres des professions de santé représentent des atouts de premier plan à mettre à profit pour ces chantiers. L’Ordre, présent sur tout le territoire par le biais de ses conseils régionaux et départementaux, sait très précisément comment se répartissent les activités entre chacune des professions de santé. Une étude réalisée sur la ville de Paris montre que sur 24 000 médecins inscrits, 12 000 sont des médecins généralistes mais seuls 3 500 exercent véritablement la médecine générale. L’Ordre des médecins entend donc développer avec les autres ordres deux volets principaux : l’informatisation de la santé et les coopérations interprofessionnelles, moyennant certaines conditions telles des .formations spécifiques pour ceux qui se verraient déléguer des tâches.
Aujourd’hui les ARS constituent des acteurs essentiels pour mettre en œuvre dans les territoires la nouvelle organisation de la santé issue de la loi HPST. Les directeurs de ces ARS ont été nommés et étudient actuellement les modalités de leur succession aux ARH et de leur intervention. Toutefois les modalités des coopérations interprofessionnelles relèvent bien du niveau national et non du niveau local. Elles devront faire l’objet d’accords notamment avec la HAS. Les ordres ont donc un rôle fondamental à jouer dans la définition de ces modalités afin de s’attacher à ce que cette nouvelle organisation soit mise en musique dans les régions en fonction de leurs spécificités.

 

Franck GINTRAND, Animateur du débat

Il s’agit aujourd’hui de répondre à une question simple : alors que le temps des professionnels de santé devient de plus en plus limité, comment favoriser la coopération entre ces différents professionnels ? Trois moyens sont envisageables : les regroupements professionnels, la répartition des activités entre professionnels de santé et les nouvelles technologies.
 

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