Le nouveau bureau du Conseil National de l’Ordre des Médecins, avant d’organiser un certain nombre d’actions de communication, avait jugé utile de se doter d’un constat objectif et actualisé de son image auprès du corps médical et de l’opinion publique .
Le CNOM a donc fait réaliser une double enquête IPSOS à la fin du mois de janvier 2006 afin de connaître l’état de l’opinion et des médecins eux-mêmes. Cette enquête montre que le grand public a – en général – une opinion positive de l’Ordre notamment sur son véritable rôle au service des patients. En revanche, les médecins semblent moins bien connaître l’Institution et ses finalités bien qu’ils y soient obligatoirement inscrits et qu’ils en élisent les membres.
L’opinion des Français
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87% des Français déclarent connaître, « ne serait-ce que de nom », l’Ordre des Médecins.
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78% des Français savent que l’Ordre des Médecins est une instance disciplinaire.
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80% des personnes déclarent avoir une bonne opinion du CNOM. Le Grand Public a donc une meilleure opinion de l’Ordre que les médecins eux-mêmes (59%).
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61% des personnes interrogées sont d’accord pour estimer que « l’Ordre des Médecins juge en toute impartialité les conflits opposant les médecins et le Grand Public ».
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Pour près d’un Français sur deux (47%), l’Ordre des médecins est financé par le Ministère de la Santé. Seule une personne sur quatre (23%) fait des médecins eux-mêmes les financeurs de l’institution.
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Seuls 40% des Français déclarent avoir entendu parler d’une ou de plusieurs prises de position de l’Ordre des Médecins au cours des cinq dernières années.
L’opinion des Médecins
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52% des médecins interrogés connaissent mal le fonctionnement et l’organisation de l’Ordre des Médecins ; pourtant 57% déclarent s’y intéresser.
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85% des médecins ne souhaitent pas devenir conseiller ordinal, et lorsqu’ils le souhaitent, c’est dans l’instance la plus proche, celle du département (11%).
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77% des médecins se disent intéressés par les positions prises par l’Ordre ; Les femmes sont plus intéressées que les hommes (83% contre 75%)
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69% des médecins qui se souviennent d’une ou plusieurs prises de position se disent en accord avec celles-ci.
Un sondage pour éclairer une nouvelle politique de communication
Cette enquête intervient à un moment très important de la vie de l’Institution qui n’a pas seulement un rôle disciplinaire mais surtout qui doit faire face aux mutations rapides de la médecine. Une Institution qui a su, dans les dernières années, faire évoluer rapidement la déontologie sur des sujets touchant toute la société comme la fin de vie, la maltraitance, l’acharnement thérapeutique, la prise en charge de la douleur. L’Ordre entre enfin dans une période cruciale de modification de son fonctionnement avec la mise en place prochaine de nouveaux conseils régionaux.
A l’heure où Grand Public et Médecins s’inquiètent sans doute des mutations et de l’avenir du système de santé français, à la lumière de ce sondage, l’effort de communication pourrait porter sur deux axes :
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Vers le Grand Public, l’Ordre tentera de mieux communiquer sur ses prises de position, sur le travail qu’il accomplit en matière d’évolution de la médecine et de protection de l’intérêt des patients (déontologie, secret, conditions sanitaires) ;
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Vers les médecins, l’Ordre entend être plus présent dans le quotidien de l’exercice, notamment grâce à ses relais départementaux et régionaux, pour leur montrer qu’ils peuvent compter sur l’Ordre au jour le jour, qu’il défend leurs intérêts mais qu’ils doivent plus s’y impliquer.
Rappelons que l’ordre des médecins a deux principales missions de santé publique et de protection des patients. L'Ordre des médecins est le garant de la déontologie, de l’indépendance des médecins et, donc, de la qualité des soins. Il est chargé de « veiller au maintien des principes édictés par le Code de déontologie », il doit également adapter ce dernier dans l'intérêt des patients et des praticiens. Soucieux d’anticiper et d’accompagner les évolutions du monde médical, le Conseil National est aujourd’hui au cœur des grands débats de société comme :
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La fin de vie et l'euthanasie, qui ont abouti à la modification de l’article 37 code de déontologie
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L’amélioration (et la veille) de la qualité des actes médicaux (évaluation, formation médicale)
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Les développements de l'informatique de santé en réclamant impérativement la confidentialité des données, l'indépendance des médecins mais aussi une surveillance accrue des informations et publicités accessibles par Internet,
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La lutte contre les problèmes de démographie médicale avec l’obtention de l’augmentation du numerus clausus à 7000, une meilleure maîtrise contre l’examen classant, la réécriture de l’article 85 du code de déontologie autorisant les médecins à exercer sur plusieurs sites et celle de l’article 87 statuant sur le statut du collaborateur libéral
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Au 1er janvier 2005, la France comptait 211 425 médecins en activité (38,8 % sont des femmes) dont, en métropole, 91466 médecins libéraux , 23 085 salariés et 51992 hospitaliers. L’âge moyen des médecins est de 44,9 ans pour les femmes et de 48,3 ans pour les hommes.
Presse : Evelyne Acchiardi - 01 53 89 32 80
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